lundi 30 janvier 2012

LA NUIT IMPROBABLE






















Liqueur liquidée goulûment
veines éclatées d'un cristal
langues désarticulées qui échappent
des paroles

elle fait les lignes de la peau
dans chaque repli des sens
chaque recoin d'une nuit improbable
hantée de blessures stériles
juste une fascination électrique
de l'épiderme.

Plus tard l'hiver tablette
fume une cigarette
et j'écris ce poème
au parvis du ciel en démolition.


Denis Samson © 2012


jeudi 26 janvier 2012

AMOURS






Vidéo-poème de Jean Coulombe

Musique: François Carrier

Tous droits réservés © 2012


mardi 24 janvier 2012

HORS MES TRACES























Boulonné au fleuve
le paysage martèle désert

comme un vieux chat
je vais me gaver d'un soleil
trop pâle et froid

d'une voix exilée et rauque
je dirai les gestes perdus
au plancher d'une escale

sonate trop longue
et glaces rompues

jeté hors mes traces
leur chant me poursuit

jouons la belle errance
de l'immensité intime.


Jean Coulombe © 2012


lundi 23 janvier 2012

MÉMOIRE EN RÉSIDENCE






















La mémoire en résidence
les mains sèches qu'on feuillette
sous la douleur
les poèmes appris par coeur
à propos de ce qu'on oublie
le bruit du sang dans les veines
tel celui de l'horloge
poussière d'étoiles et poussière de peau
flottent dans l'air du temps.


Denis Samson © 2012


mardi 17 janvier 2012

VIRAGES


















Sur la glace noire du coeur
il faut savoir
négocier son miroir
dans les virages

surtout ne pas freiner
sur la glace noire du coeur
attention dans les courbes
besoin de toute l'attention disponible
pour ne pas se planter
ne pas foncer dans le décor
ne pas se ramasser à l'arrière-scène
dans la poussière
parmi les vestiges
des vieilles histoires d'amour des autres.

Mais si revient le printemps
alors il faut savoir
se jeter à l'eau
et rouler en cascades

il faut savoir
se jeter à l'eau
au risque d'être aspiré
par les rapides du coeur.


Denis Samson © 2012


jeudi 12 janvier 2012

PIXELS






Le tout à l'écran
faire semblant d'y croire

trame spatio-temporelle
tissée intime publique

je te connais et puis
je ne te connais plus

à contre-courant
tout respire
l'à-peu-près

seuls les stigmates
percent l'écran

mémoire immortelle
jouée multinationale

au large de nulle part
tout flottera à jamais.



Jean Coulombe © 2012


dimanche 8 janvier 2012

HARIKOTS (1)





Ivre nulle part
éprouver au matin
la terreur du gibier p.51


Le jour du Seigneur
le discours du président
le fond de l'air est frais p.35


Alain Larose © 2009

Vidéo: Jean Coulombe © 2012