Je relève la tête
sous le poids de l'aube
je respire le vent du fleuve
la liberté de ses eaux
ses marées ses couleurs
je plonge dans le ressac
contre la tempête
contre ce courant
qui m'emporte
comme une peine d'amour
une trahison intime
la chair de ma chair
s'arrache s'éloigne
pour quelle défaite
la nuit avale le jour
mais mes rêves
refusent de mourir
dans le froid
d'un jour qui tarde
à naître.
Jean Coulombe © 2026
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