samedi 30 mai 2020
DE LA PERCEPTION
Coeurs sous contentions
mendiant des voluptés
dans le walk-in de la perception,
toute poésie est charnelle
comme la nudité sous les coups
cadavres exquis sans indices
de soumission littéraire
poèmes sans rime ni chanson
blessures à retardement
comme une allumette qu'on craque
sous les mots
au festin des ombres.
Denis Samson © 2020
lundi 25 mai 2020
REFUS
Il y a une guerre autour de nous
comme il y a une guerre en nous
et mon sang s'y refuse...
La ligne de front est intime
les distances torturent
l'horizon brûle...
Le bal masqué nous entraîne
au chevet des ombres
Il y a une guerre entre nous
et les lâchetés s'incrustent
tant la mort rôde...
Nous aurons dans les cendres
des étoiles à redresser
des rêves à repeindre.
Jean Coulombe © 2020
lundi 18 mai 2020
LA MUSIQUE SEULE
Ce soir
sur ce papier qui me sert
à rallumer le feu des mots
j'écris
pour accompagner la musique
lune inachevée
chandelles offertes
motifs d'ombres froissées
portrait de l'absence...
Parfois
la musique seule
se souvient de nous.
Denis Samson © 2020
mardi 28 avril 2020
L'ENVERS DU TEMPS
Le chant de l'ermitage
est devenu l'air du temps
la solitude est une prière profane
la terre peut nous oublier.
Jean Coulombe © 2020
dimanche 26 avril 2020
HEURES EN RÉSIDENCE
Juste une larme
pour la soif et le feu
qui couvent toujours
sous les mots...
Lumière d'une chandelle
qui se fond dans les coins sombres
dans l'univers des ombres en confinement
laisser reposer les heures
avec l'idée
qu'elles se font de l'avenir.
Denis Samson © 2020
lundi 6 avril 2020
MA VIE 我的生命
La vie lumière
au-delà du miroir
suspendue aux nuages
blessée
solide
fragile comme une montagne rebelle
la vie jeunesse
que l’on donne
que l’on reprend
que l’on perd
la vie pulsion
en printemps
en débâcle
sur le temps qui fuit
la vie chemin
qui renaît
qui repousse
qui bourgeonne
la vie magie
qui combat seule la mort
la vie poussière
qui s’envole comme un ange
ma vie la seule que j’ai.
Jean Coulombe © 2020
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vendredi 3 avril 2020
LE MÊME BATEAU
Une chandelle à ma fenêtre
un arc-en-ciel à la craie sur le trottoir
les autobus sont vides
7 heures du matin
je regarde dehors
je sais plus trop si je suis éveillé
ou si je dors encore.
J'écris
même si ça ne semble plus
créer du sens
de la même façon.
Les croisières
ne font plus autant rêver.
Masques pour cérémonies funèbres.
De partout on compte les morts
par milliers de mots.
La réalité s'accélère...
On est tous
dans le même bateau
impossible
de débarquer nulle part.
La réalité s'accélère
mais toujours
l'espace d'un instant
contient l'humanité entière.
Ça semble beaucoup plus perceptible
en ces temps.
Québec mars / avril 2020
Denis Samson © 2020
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