lundi 16 août 2010

LETTRE DE RUPTURES II (extraits)



Ton ventre donne sur un fleuve

une porte claque
quelqu'un tousse
un enfant hurle

sur la table le journal de la veille
baigne dans son sang
facture ouverte
flaque de chair

aujourd'hui la vie me sourit comme un shylock
il ne s'agit peut-être que de cela
respirer expier

la tasse fume encore
tu ne m'aimes plus
doucement
l'eau descend des rues
et sculpte des édifices

tes yeux comme des trous d'homme

j'apprends les mots des lettres de ruptures


Poésie: Alain Larose

Vidéo: Denis Samson

Réalisation: Jean Coulombe

CLS Poésie © 2010


vendredi 13 août 2010

IMPLACABLEMENT


















Ciel sans nuage
vie à vau-l'eau

pare-chocs à pare-chocs
un moteur de camion
jazze implacablement

je me charge de cendres
au-delà du soleil.

Le jour avance
implacablement.


Jean Coulombe ©  2010


mercredi 11 août 2010

KOMMANDITAIRES



Le poète a vingt ans

le poète a vingt ans
d'underground dans le cul

la terre lui remonte dans la bouche
il s'enterre en parlant

quand il ne parle pas tout seul
le poète fait des lectures publiques

il doit de l'argent
à tous les commanditaires

Poésie: Alain Larose

Vidéo: Denis Samson Jean Coulombe

Réalisation: Jean Coulombe

Tous droits réservés © 2010

mardi 10 août 2010

LETTRE DE RUPTURES I (extraits)



La pluie aux fenêtres
petite gigue triste

je me souviens de toi
une .22 chargée
dans la garde-robe
des mémoires

le plancher de cuisine
poli comme une rivière

l'aube repêche les corps

Poésie: Alain Larose

Vidéo: Denis Samson

Réalisation: Jean Coulombe


© 2010 Tous droits réservés


lundi 9 août 2010

N'OMBRES


















... à l'Hôtel-Dieu de Québec

Sur la peau des heures
sont tatouées les ombres
tu dis ces miroirs
une vision des douleurs
une couronne d'aiguilles
sur la peau des heures
sont tatoués les nombres

j'ai dit j'ai mal
à toutes nos horloges
et toutes nos aiguilles ont tourné
j'avais encore mal
quand toutes nos horloges
ont cessé.




Denis Samson © 2010

mercredi 4 août 2010

VILLE VILLES




Ville Villes

Des voitures passent
à travers des vitrines
de silence

les secouristes
au nombre des victimes

je bois pour ne rien oublier

la fin du monde
à chaque cigarette.


Poésie : Alain Larose

Réalisation: Jean Coulombe

Tous droits réservés © 2010


lundi 2 août 2010

T'IOUISEAU

















T'iouiseau mort
en essayant de passer dans l'oeil
de l'au-delà

oiseau crevé dans l'oeil
d'une fenêtre
qui regarde ailleurs

c'est bien triste.



Denis Samson © 2010