lundi 30 janvier 2012

LA NUIT IMPROBABLE




Liqueur liquidée goulûment
veines éclatées d'un cristal
langues désarticulées qui échappent
des paroles

elle fait les lignes de la peau
dans chaque repli des sens
chaque recoin d'une nuit improbable
hantée de blessures stériles
juste une fascination électrique
de l'épiderme.

Plus tard l'hiver tablette
fume une cigarette
et j'écris ce poème
au parvis du ciel en démolition.


Denis Samson (c) 2012

3 commentaires:

  1. belles hiéroglyphes, beaux sons quand on hulule ce poème... mon épiderme se réjouit.

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  2. Certains liquides, comme la plupart des poèmes, délient la langue.

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