mardi 24 janvier 2012

HORS MES TRACES





Quasi boulonné au fleuve
le paysage martèle désert

comme un chat en vieillesse
je vais me fourbir un soleil
bien trop pâle et froid

d'une voix exilée et rauque
je dirai les gestes perdus
au plancher gris d'une escale

sonate entendue d'avance
et glaces qui se rompent

jeté hors mes traces
leur chant me poursuit

jouons la belle errance
de l'IMMENSITÉ intime


Jean Coulombe (c) 2012


2 commentaires:

  1. Belle promende hivernale à l'intérieur de notre âme féline et glacée, Jean.

    François Drolet

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  2. bravo superbe poème aux magnifiques images

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