mercredi 16 mai 2012

PRIÈRES BARBARES






















De grands filaments d’arbres morts me caressent le visage tout au long du voyage intime et je revois ma cour d’école catholique et barbare.

J’ai l’inertie catatonique des communiants et la virginité poussive des innocents. Tout autour, s’agite la foi aveugle et la chasse aux insectes. Plus loin, les handicapés attendent leur supplice et les curés sermonnent. Tout goupillonne à vau-l’eau comme le troupeau avance vers les prairies du purgatoire. Le ciel paranoïaque est plein de bombardiers russes et les mononcles boivent du gros gin. 

La route des vacances est longue et cahoteuse vers la Gaspésie des falaises; celles dont il ne faut pas s'approcher, sous peine de fessée.

Mais... comme c’est fort, l’odeur de la mer!


Jean Coulombe (c) 2012

3 commentaires:

  1. Bonnes vacances en Gaspésie
    Bonnes odeurs de mer et de varech
    beau poème

    claudantar

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  2. Cette Gaspésie qui ensorcèle, qui inspire autant les enfants que les poètes. Beau poème Jean !

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  3. À lire et relire et re-relire....

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