lundi 30 avril 2012

IL ÉTAIT UNE FOIS, PAS RÉCEMMENT


















En allant au miroir
tricotée jusqu'aux genoux
elle jetait les bijoux dans la lumière
de regard en regard

moi séduit par sa démarche
d'écriture
elle intriguée
par mon atelier de ratures
complices la clarté et l'obscurité
la musique des ombres
on est restés jusqu'à la fermeture.

Ma tête pleine de noeuds
la sienne sans attaches
un lit défait
où ça fait le moins mal
j'aurais aimé rester jusqu'à la fermeture
de chaque blessure.

Au matin avant de partir
elle m'a laissé un mot sur la table
de sa cuisine
ça se terminait par
«t'es beau comme un coeur»
j'ai ajouté
«ça doit être celui de quelqu'un d'autre!»

Ça l'a fait rire
à ce qu'il paraît.



Denis Samson © 2012


1 commentaire:

  1. Bravo ! Très beau ! très touchant ! merci

    claudantar

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