mardi 20 décembre 2011

CHAQUE PAUPIÈRE






J'ai porté mes neiges
pour sombrer en ta voix
retenir l'écho
d'une flèche de glace
lancée sans appel
au tourment

belles pages folles
tournant en nos feux
racontant nos braises
mes yeux nomades
creusant tes soifs

dans nos songes
j'ai porté l'hiver
errant sans cruauté
pour marquer de givre
chaque paupière

ici tu es partout
comme un vent fauve
tu arraches mes pierres
souffle à souffle


Jean Coulombe (c) 2011


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