dimanche 16 octobre 2011

PLUS QUE VIVRE






Ouvrir le soir bras au ciel
faucher les forêts les peurs
seul au parloir du destin
sans famille
sans patrie
aucune braise au foyer

le vent ricane noir
le ruisseau murmure froid
je m'ouvre au calme des jours

ton visage sous l'écorce
au coeur
à l'aubier
délicate musique
sourire apaisé
je prends mes bagages
au creux des ombres
poids léger d'une vie soufflée
au-dessus du destin

cette main que tu me tends
sans ornière
sans amertume
en chaleur
me doucit un paysage
gorgé de couleurs

je retrouve les mots de la nuit
ceux de la dernière flamme
celle qui vacille
celle qui étreint
celle qui grave la beauté ignée
du plus que vivre




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