jeudi 13 octobre 2011

PARTI LES YEUX DEVANT (2)





Souliers pourris et gerbes de cheveux
le feu au vent dans l'air à vif
avec ce cuir souvent ressuscité
avec ses déchirures
et ses insignes rouillés
je le vois encore qui marche
dans cette ville qui mouille
qu'il pleuve ou qu'elle fonde

la tête dans le velours
le vin tiré
au rivage des heures,
des pages de fumée
plein les poches,
je l'entends encore
nous chanter ces poèmes
d'une mémoire en résidence
comme l'écho humide
de cités naufragées.




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