lundi 15 septembre 2014

LE CORPS RATURÉ



























Le visage séparé du corps
dans un bain de miroirs
le regard comme la cicatrice
d'une blessure
à l'intérieur
le dormeur se réveille
comme souvent
à l'heure des obsessions.

Puis
le corps raturé
expulsé des songes
le dormeur se réveille
à nouveau
entre les pages du matin.



Denis Samson © 2014



mercredi 10 septembre 2014

UNE FOIS






Peut-être
que
tu sais
son nom

elle goûtait
les framboises
cueillies
trop près
d'une clôture
électrique

pas assez
pour
te tuer

juste assez
pour
danser
danser
danser


Alain Larose © 2014



dimanche 7 septembre 2014

PARAPLUIES D'INSOMNIE

... au même Rosaire




















Pluie froide dans le noir
la voix de l'averse
fredonne un air mélancolique

des bouteilles
le coeur a bu tout le feu
mais le corps est toujours
froid
la tête entre les mains
la nuit verse déjà
les larmes de l'aube
et le sommeil ne vient pas.

Pluie froide dans le noir
le vent balaie les heures
et les parapluies à cinq dollars.


Denis Samson © 2014


mardi 2 septembre 2014

INSOMNIA








barricadé dans ma peau

blotti sous mes mots

corps en errance

partout tes lèvres

me poursuivent




Textes, images et montage: Jean Coulombe
Collaboration: Gilbert Sévigny

CLS Poésie © 2014

vendredi 29 août 2014

AVERSE



























Dénoués les ruisseaux s'écoulent


la foudre est dans l'arbre


sous la pluie

avec les vents

crucifiés au carrefour

le ciel déteint à genoux.


Denis Samson © 2014




samedi 23 août 2014

TEMPUS TRANSIT




















Le temps casse tout

mais...

quand?



Jean Coulombe © 2014


jeudi 14 août 2014

RAFRAÎCHIR LA MÉMOIRE

à Rosaire...




















Un verre de jazz
des paroles chuchotées
à l'oreille d'une mémoire
comme un corps étranger

une fin de soirée nulle part

cul-sec la poésie
reste collée au comptoir
et le verbe se fait tard

tu parles ton verre t'écoute
peut-être pas
les baisers tu te les inventes
pas toujours
mais là oui.

Plus tard au registre des souvenirs
après avoir fermé
tous les bars du quartier
l'esprit de clocher
revisite le passé
à pied.

Le lendemain c'est toujours un peu
comme ailleurs
il semble que rien n'est
tout à fait la suite

le gin de la veille sur le coeur à l'ancre
c'est pas de l'eau c'est la soif
qui porte une mémoire.


Denis Samson © 2014