vendredi 11 janvier 2019

LE SOMMEIL DES ARBRES





















Arbres de nuit
oiseaux apatrides
bercés d'extases

arbres sauvages
fuseaux d'ombre

arbres de ville
stoïques survivants

la musique des boulevards
envahit vos branches

vous couvez l'espoir
en sèves folles

arbres sourds de métal
arbres en marche

baumes d'horizon
pour poète meurtri

percez mes paupières
au-delà des glaces.


Jean Coulombe © 2018


lundi 7 janvier 2019

ZÉNITH




















Au zénith
je reprends tout
sans rien échapper

je ne crains plus
la mort des braises

je ramène au coeur
l'étincelle volée

j'attends le cri des arbres
pour graver parole
aux racines nomades.


Jean Coulombe © 2018


samedi 5 janvier 2019

CIEL DE LIT



























Ciel nocturne semi-lustre
fini nacré d'étoiles

l'oeil avale l'image
sur quoi les paupières
se referment

fondu au rêve.


Denis Samson © 2018


mardi 25 décembre 2018

ET DES VOISINS SI TRANQUILLES

















Parcourir le froid
parcourir la nuit
les rues d'une banlieue grise
ordinaire
offertes à la morsure du vent
qui mènent toutes
à un Tim Hortons ouvert éternellement
24 hres/24.

Un endroit fantastique
pour élever une famille.


Denis Samson © 2018


mercredi 19 décembre 2018

LES PAS DE L'AUBE



















Le mur de l'horizon
avance vers moi
la tête basse

comme une armée vaincue
une forêt désarmée
sur le tapis blanc de l'aube

pas à pas dans la neige
j'ai toute ma musique
à composer en silence

toute une symphonie
de complaintes perdues
de regards à tisser
d'amours à étreindre.



Jean Coulombe © 2018


mercredi 12 décembre 2018

RETOUR DU FROID





















La première neige oubliée
l'hiver s'est refermé sur nous

                    *

Miroir fragile
sous la neige qui tombe
les trottoirs
sont couverts d'étoiles
évadées des rondeurs du ciel
qui collent à mes semelles
à chaque pas.


Denis Samson © 2018


vendredi 7 décembre 2018

L'ESPOIR SOUS MA LANGUE





















La solitude morbide
lâche prise vers le vide

les oiseaux-flammes
accompagnent
le souffle chaud
du printemps éternel.

Pourquoi ce vertige
penché sur ma ville?

Pourquoi brûle l'espoir
sous ma langue?

Tout sera dit sans brusquer
les étoiles

tout sera consumé
au bruit du silence.


Jean Coulombe © 2018